Pablo Escajadillo, jeune membre de notre équipe élite, est devenu double champion espoir du Pérou (route et contre-la-montre individuel) en juin dernier. Il raconte.
Pablo, peux-tu nous expliquer ton lien avec le Pérou et ta nationalité péruvienne ?
Je suis Péruvien du coté de mon père, et quand j’étais petit mon grand-père avait un restaurent péruvien. Chaque jour, j’y allais après la crèche pour être gardé par ma grand-mère ; et même si j’ai grandi en Belgique, j’ai toujours baigné dans cette atmosphère péruvienne. Cela a créé un lien avec mon pays. Et quand j’ai du choisir pour quel pays courir, j’ai choisi le Pérou.
Pourquoi fais-tu du vélo et qu’est-ce qui te motive dans ce sport ?
J’ai commencé le vélo avec le COVID. Avant ça, je faisais de l’athlétisme – sauf qu’avec le COVID tout s’est arrêté. Et vu qu’il n’y avait plus de compétition, je m’ennuyais beaucoup chez moi. Du coup, ma maman m’a un jour proposé d’aller faire le BXL Tour, et j’ai tellement apprécié que je lui ai demandé si elle pouvait m’acheter un vélo de route. Ensuite, j’ai commencé à rouler avec elle et mon papy, puis petit à petit, j’ai eu envie de faire de la compétition : je me suis inscrit dans une équipe bruxelloise.
Et ce qui me motive dans le vélo, c’est mon rêve de participer un jour aux Jeux olympiques et de pouvoir écrire une partie de l’histoire du cyclisme péruvien.
Quel est ton principal objectif pour la saison 2026 ?
Mon principal objectif pour la saison 2026 était les championnats nationaux, que j’ai eu la chance de pouvoir remporter ; et après c’était la qualification pour les championnats du monde, avec la sélection péruvienne. J’ai aussi la chance d’y aller. Donc pour l’instant la saison 2026 est une saison réussie.
Ce qui me motive, c’est le rêve de participer aux Jeux olympiques et d'écrire l’histoire du cyclisme Péruvien.
Comment t'étais-tu préparé pour le championnat national ?
Ma préparation pour les championnats nationaux n’était pas spécifique. Juste beaucoup de jours de course comparé aux années précédentes pour vraiment prendre mes marques dans le peloton. Bien sûr beaucoup de séances d’intervalles à l’entraînement, et puis surtout une grande partie de la préparation était la recherche sur les concurrents, que je ne connaissais pas, pour essayer de savoir qui marquer et si il y a une manière particulière de courir sur place.
Peux-tu nous donner un avant-goût des Championnats du monde et nous présenter ton programme pour y arriver ?
Actuellement, j’ai juste envie d’y être et de profiter au maximum, car c’est un opportunité qui risque de ne pas se représenter tous les jours !
Pour ma préparation, je ne change pas grand chose par rapport à ce que je fais d’habitude. Je travaille juste un peu plus le chrono, mais sinon la prépa ne change pas tant que ça par rapport à celle pour les championnats nationaux. J’étais assez satisfait de ma forme, donc j’adapte juste mes entrainements pour le type d’effort que je vais rencontrer au Canada.
Qu’est-ce que représenterait pour toi le fait de porter le maillot du Pérou aux Mondiaux ?
C’est vraiment un honneur pour moi de pourvoir représenter mon pays. Le Pérou a certes une grande histoire, mais pas dans le vélo ; et pouvoir être parmi les premiers à participer aux mondiaux est un rêve absolu, surtout que depuis tout petit, j’ai rêvé d’un jour pouvoir représenter mon pays au plus haut niveau. Ce rêve va enfin pouvoir se réaliser !




